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1er accélérateur des 115 000 entreprises de la Métropole

ARCHIPELAGO : le territoire exporte ses compétences en Mauritanie

La CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIAMP), la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie (CCIAM), l’Union Européenne et le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) ont lancé le mardi 23 mars dans le cadre d’un événement phygital, le projet ARCHIPELAGO qui vise à développer la formation professionnelle et technique duale en Mauritanie.
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    Mardi 23 mars 2021

    Compte tenu des relations de coopération qui unissent les deux Chambres depuis plusieurs années, la CCIAMP a répondu à l’appel à projets ARCHIPELAGO (programme européen), avec la Chambre de Commerce d'Industrie et d'Agriculture de Mauritanie (CCIAM) et le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM), et a remporté le projet de Formation Accompagnement et Insertion dans le Domaine Portuaire (FAIDOP) pour la Mauritanie. « Ce projet est la démonstration concrète que grâce à ses réseaux sur le continent africain, la CCIAMP a la possibilité de valoriser les acteurs du territoire et leurs compétences dans le cadre de projets de coopération », a précisé Jean-Luc Chauvin, Président de la CCIAMP à l’occasion du lancement officiel de ce programme de formations. 

     

    D’une durée de 2 ans, le projet ARCHIPELAGO est subventionné par l’Union Européenne à hauteur de 500 000 €, sous l’autorité de Sequa, qui représente l’Europe pour la gestion des fonds et dans la mise en œuvre opérationnelle.  La CCIAMP en est le chef de file, en partenariat avec la CCIAM. Le GPMM est quant à lui le prestataire principal. 295 jeunes seront ainsi formés aux métiers du portuaire, dont 260 intègreront le marché du travail et 150 seront formés à l’entrepreneuriat.

     

    « Le manque de qualification de la main d’œuvre locale est un frein. Les entreprises ont besoin de femmes et d’hommes qualifiés. La formation professionnelle est donc un enjeu important : investir dans la formation se conjugue au présent et au futur », explique Ahmed Baba Ould Eleya, Président de la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Mauritanie.

     

    Il s’agira donc de former et de favoriser l’insertion de jeunes mauritaniens entre 15 et 40 ans – hommes et femmes parfois en fragilité économique, migrants – dans les métiers de la manutention, de la sécurité portuaire et dans l’entreprenariat.

     

    D’où la contribution du Grand Port Maritime de Marseille qui assurera via son Institut de Formation des formations aux métiers portuaires (docker, agent de sécurité/sûreté, grutier, etc.), inédites à ce jour en Mauritanie, sur le Port de l’Amitié. Celles-ci permettront de répondre au développement du port de Nouakchott et d’accompagner la structuration du secteur portuaire mauritanien.

     

    Une formation à l’entreprenariat sera par ailleurs proposée par la CCIA de Mauritanie, toujours dans l’idée de dynamiser le tissu économique mauritanien. Pour favoriser la réussite des projets, le maillage sera nécessaire comme l’indique Frédéric Ronal, Vice-Président de la CCIAMP en charge de l’international. « Au-delà des formations qui seront dispensées, nous pourrons également nous appuyer sur un formidable réseau d’entreprises qu’est Africalink sur lequel les jeunes entrepreneurs pourront compter, afin qu’ils ne soient pas livrés à eux-mêmes au démarrage de leur projet entrepreneurial ». 

     

    Poser les bases pour pérenniser les formations 

     

    « L’objectif est la durabilité du projet et cela passe par le business et par le développement économique », tel que le précise le représentant de l’Ambassadeur Chef de mission de l’Union Européenne en Mauritanie.  L’ambition s’étend donc au-delà des 2 ans de vie du projet et il s’agit bien de pérenniser les formations portuaires en s’appuyant sur les compétences locales. C’est pourquoi, une formation de formateur/tuteur sera dispensée par l’Ecole Pratique (établissement de formation professionnelle de la CCIAMP). 

     

    De la même manière, à l’issue des formations, et toujours dans le cadre de FAIDOP, les apprenants recevront un accompagnement vers l’emploi. Une enquête sera également réalisée auprès de 80 TPE/PME mauritaniennes, afin d’identifier d’éventuels manques en termes de compétences, dans le secteur portuaire, et d’améliorer à terme les formations professionnelles et les chaînes de valeur locales.

    « Ce projet déployé en Mauritanie est un projet pilote qui pourra ensuite être diffusé sur d’autres zones portuaires d’Afrique », conclut Frédéric Ronal.

    Archipelago

    Le présent document a été réalisé avec le financement de l'Union européenne via le Fonds fiduciaire d'urgence de l'Union européenne (EUTF). Les opinions qui y sont exprimées ne doivent en aucun cas être considérées comme reflétant la position officielle de l’Union européenne ou celle du consortium responsable de la mise en œuvre du programme ARCHIPELAGO.