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1er accélérateur des 146 000 entreprises de la Métropole

Conjoncture métropolitaine du 1er semestre 2026

CCI VisionEco, le pôle études de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, réalise tous les semestres une étude de conjoncture auprès d’un panel de chefs d’entreprise du territoire. Décryptage des résultats pour le 1er semestre 2026.
Conjoncture 1e T 2026-2
Lundi 12 octobre 2026

Premier semestre 2026 : une activité sous pression face aux chocs énergétiques et géopolitiques

Au cours du premier semestre 2026, l'activité économique de la métropole subit l'impact direct du conflit au Moyen-Orient et du blocage du détroit d'Ormuz, qui ont provoqué une hausse des coûts de l'énergie et des carburants. Le solde d'opinion sur le chiffre d'affaires s'établit à –17 points, avec 33 % de dirigeants faisant état d'une baisse d'activité contre 16 % d'une progression, traduisant davantage un ralentissement de la dégradation qu'un véritable redressement. L'industrie et le commerce de gros affichent une relative amélioration, contrairement au BTP, au commerce de détail et à la restauration. Les finances des entreprises sont particulièrement fragilisées : le solde d’opinion sur la marge s'alourdit à –31 points et sur la trésorerie à –34 points, touchant 42 % des structures. L'attractivité du territoire demeure préservée pour 57 % des dirigeants. Malgré un bond de 10,5 % des créations d'entreprises, tiré par la micro-entreprise (+17 %), les défaillances restent à un niveau élevé et 1 810 établissements en procédure collective fragilisent 9 600 emplois.


Perspectives pour le second semestre 2026 : un pessimisme croissant qui pèse sur l'emploi et l'investissement

Les prévisions pour le second semestre 2026 restent orientées à la baisse sur l'ensemble des indicateurs économiques, sous l'effet conjugué des surcoûts énergétiques, d'une demande atone et d'incertitudes durables. Le solde d'opinion sur le chiffre d'affaires s'établit à –16 points, 33 % des dirigeants anticipant une contraction de leur activité contre 17 % une progression. Les carnets de commandes demeurent très dégradés dans le BTP (–26 points) et le commerce de gros (–24 points), bien que l'industrie se rapproche de l'équilibre. Les anticipations de trésorerie restent négatives à –18 points et l'investissement se fixe à –9 points, fortement plombé par la construction. L'emploi subit une nette détérioration avec un solde à –10 points, 19 % des entreprises prévoient de réduire leurs effectifs. Cette morosité entame la confiance des chefs d'entreprise : seuls 46 % se disent confiants pour leur propre structure (contre 54 % précédemment), alors que la confiance envers l'économie française et mondiale s'effondre à 10 %.


Les freins locaux à l'activité et le défi crucial de la transmission d'entreprise

La fiscalité et les taxes locales constituent le principal obstacle à l'activité économique métropolitaine pour 58 % des dirigeants, devant la pénurie de main-d'œuvre locale (38 %) et la lourdeur des démarches administratives (31 %). Si la pression fiscale fait consensus, d'autres contraintes émergent selon les filières : les délais administratifs pèsent sur la construction, les normes environnementales et le recrutement handicapent l'industrie, tandis que le coût des loyers affecte le commerce. Par ailleurs, la transmission d'entreprise représente un enjeu capital pour la préservation du tissu économique : près d'un dirigeant sur cinq envisage de céder sa structure, dont 13 % dans un délai inférieur à deux ans, principalement en raison d’un départ à la retraite. Néanmoins, ces opérations se heurtent à de multiples freins, dominés par la rareté des repreneurs disponibles (37 %), les restrictions d'accès au crédit bancaire (33 %), la difficulté d'évaluer financièrement l'entreprise (25 %) et la complexité des formalités juridiques (20 %).


Focus sectoriels : tensions financières, crise immobilière et requêtes d'allègement réglementaire

Les retours sectoriels témoignent de fragilités diffuses mais aiguës. Les TPE-PME signalent des trésoreries sous haute tension et réclament un choc de simplification administrative ainsi que des baisses de charges. Dans la cosmétique, l'activité se replie sous le poids des crises internationales et d'une chute de 19 % des exportations vers les États-Unis. Le BTP s'enfonce dans la crise avec une baisse de 9,7 % des autorisations de construire et de lourdes pertes d'emplois, réclamant un soutien public au logement neuf. La chimie souffre d'une surcapacité structurelle, exploitant ses usines à seulement 69 %, et demande une énergie bas-carbone compétitive. Dans la propreté, la croissance (+2,8 %) est freinée par l'érosion des marges. L'intérim recule de –0,8 %, plombé par le BTP et l'industrie. Enfin, dans les bassins du Pays Salonais et d'Euroméditerranée, l'accumulation des réglementations, la hausse des coûts d'exploitation et la prudence des donneurs d'ordre compriment la trésorerie et la visibilité des entreprises.

 

Consulter la conjoncture métropolitaine du 1er semestre 2026.
 

La conjoncture métropolitaine
La conjoncture métropolitaine est une enquête semestrielle réalisée par CCI VisionEco, le pôle études de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence, auprès de chefs d’entreprise appelés à s'exprimer sur leur activité du semestre, les perspectives et leurs préoccupations. Elle offre une photographie de la santé économique des entreprises du territoire métropolitain. Elle est aussi l’occasion de les sonder sur leur perception de l’image économique de la métropole. Note de conjoncture réalisée en partenariat avec l’Ordre des Avocats du Barreau de Marseille.
 

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