> Tourisme et hôtellerie durable - Enjeux environnementaux
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Tourisme durable en hôtellerie : quels enjeux environnementaux ?

L'hôtellerie concentre trois enjeux environnementaux majeurs : énergie, eau et déchets. Depuis 2022, le classement hôtelier rend 13 critères durables obligatoires. S'engager dans le tourisme durable est aussi un levier de compétitivité : les établissements certifiés Écolabel européen réduisent en moyenne 30 % de leurs consommations dès la première année.

📑 Sommaire

 

Pourquoi l'hôtellerie est concernée en premier lieu

Les hébergements touristiques représentent 7 % des émissions de gaz à effet de serre du tourisme en France (ADEME). Si ce chiffre peut paraître modeste face aux transports (77 % des émissions du secteur), l'impact local des établissements sur les ressources naturelles est lui très significatif : consommation d'eau, d'énergie, production de déchets et artificialisation des sols sont autant de pressions exercées directement sur les territoires où ils s'implantent (ADEME).

 

Le secteur est aussi l'un des plus exposés aux effets du changement climatique : hausse des températures, sécheresses, tensions sur la ressource en eau, événements météorologiques extrêmes. Ces évolutions affectent directement l'attractivité des destinations et les conditions d'exploitation des établissements. S'engager dans une démarche de gestion responsable des ressources naturelles est donc à la fois une nécessité opérationnelle et une réponse aux risques à long terme.

 

L'énergie : premier poste à maîtriser

Le secteur hôtelier figure parmi les secteurs tertiaires les plus énergivores : chauffage, climatisation, eau chaude sanitaire, éclairage des espaces communs et équipements des chambres se cumulent pour générer une facture énergétique significative, variable selon la taille et l'ancienneté des établissements (ADEME).

 

Les actions prioritaires recommandées par l'ADEME pour les hébergements portent sur :

  • La programmation du chauffage et de la climatisation selon les taux d'occupation réels, avec extinction automatique lors des périodes d'inoccupation
  • Le remplacement de l'éclairage par des ampoules LED avec détecteurs de présence dans les couloirs et espaces communs
  • L'installation de systèmes de coupure automatique en chambre (arrêt du chauffage et de la climatisation à l'ouverture des fenêtres ou à la sortie du client)
  • La rénovation de l'isolation thermique du bâti, levier le plus efficace sur le long terme

 

Pour les établissements souhaitant aller plus loin, la formation Écogestes en CHR de la CCIAMP permet aux équipes d'identifier concrètement les postes de consommation et d'ancrer des pratiques économes dans le quotidien opérationnel.

 

La gestion de l'eau : un enjeu spécifique au secteur

La consommation d'eau constitue un enjeu majeur pour le secteur hôtelier, nettement supérieure à celle d'un logement ordinaire du fait du renouvellement quotidien du linge, des douches fréquentes et de l'entretien des espaces. Le traitement du linge représente à lui seul un poste de consommation considérable tant en volume d'eau qu'en produits ménagers (ADEME).

 

Plusieurs leviers permettent de réduire significativement cette consommation sans impacter la qualité du séjour :

  • Installer des réducteurs de débit sur les robinets et douches : un hôtel engagé dans l'Écolabel européen a ainsi économisé 270 m³ d'eau en un an (ADEME)
  • Proposer aux clients de ne changer le linge de lit qu'à leur demande : un changement tous les quatre jours au lieu de trois génère des économies significatives d'eau et de produits chimiques (ADEME)
  • Former le personnel aux bons réflexes quotidiens de sobriété hydrique

 

Le programme d'accompagnement ReS'Eau de la CCIAMP propose un suivi structuré pour aider les établissements à mesurer et réduire leur consommation en eau.

 

Déchets et achats responsables

La production de déchets constitue un poste important pour les établissements hôteliers, entre les emballages, les produits à usage unique et les restes alimentaires.

 

Les actions les plus efficaces et les plus rapides à mettre en place sont :

  • Supprimer les bouteilles d'eau individuelles : un hôtel engagé dans l'Écolabel européen a ainsi évité 7 150 bouteilles plastique par an, soit 17 kg de déchets (ADEME)
  • Remplacer les doses uniques de petit déjeuner (confitures, beurres, etc.) par des contenants réutilisables ou de grand format
  • Mettre en place un tri sélectif rigoureux dans l'ensemble des espaces de l'établissement
  • Privilégier les fournisseurs locaux pour la restauration, réduisant ainsi les émissions liées au transport et valorisant le territoire

 

Sur les achats, l'Écolabel européen impose une préférence aux produits écolabellisés (papier recyclé, produits de nettoyage certifiés, bois FSC) et aux matériaux recyclables. Ces arbitrages, couplés à une réflexion sur les fournisseurs, s'inscrivent dans une démarche plus large d'optimisation des charges d'exploitation qui bénéficie directement à la rentabilité de l'établissement.

 

Classement hôtelier et critères durables

Depuis la réforme du classement hôtelier entrée en vigueur en avril 2022, les critères environnementaux ont pris une place bien plus importante dans le référentiel Atout France : on passe de 13 à 27 critères liés au développement durable (Atout France). Parmi les critères renforcés figurent la formation du personnel aux écogestes, la gestion économe de l'énergie et de l'eau, et la gestion des déchets.

 

Cette évolution réglementaire impose à tout établissement souhaitant obtenir ou maintenir son classement de structurer une démarche environnementale formalisée. Le diagnostic RSE pour TPE et PME constitue une première étape utile pour identifier les pratiques déjà en place et celles à renforcer avant une démarche de labellisation.

 

Les établissements certifiés constatent des réductions significatives de leurs consommations d'eau et d'énergie dès les premières années de certification (ADEME).

 

Un levier de compétitivité, pas seulement une contrainte

La demande pour des hébergements écoresponsables est en forte progression. Le plan Destination France, piloté par la Direction générale des Entreprises, a pour objectif explicite de faire de la France la première destination mondiale de tourisme durable, en s'appuyant notamment sur le Fonds Tourisme Durable opéré par l'ADEME (entreprises.gouv.fr). Pour les hôteliers du territoire, cette dynamique nationale est une opportunité de positionnement.

 

La CCIAMP accompagne les acteurs du secteur à chaque étape : l'atelier Tourisme durable et RSE s'adresse aux établissements souhaitant structurer leur démarche RSE en collectif, tandis que la formation Bâtir un projet entrepreneurial durable accompagne les créateurs et repreneurs dès la conception de leur projet.

 

Questions fréquentes

Quels sont les principaux enjeux environnementaux de l'hôtellerie ?

Les trois enjeux majeurs sont :

  • La consommation d'énergie
  • La consommation d'eau 
  • La production de déchets.

 

À cela s'ajoutent les impacts liés aux achats (produits chimiques, emballages) et la contribution aux émissions de gaz à effet de serre du secteur touristique (ADEME).

 

Le classement hôtelier impose-t-il des critères environnementaux ?

Oui. Depuis avril 2022, le référentiel Atout France intègre 27 critères liés au développement durable contre 13 dans l'ancienne classification (Atout France). Parmi les critères renforcés figurent la formation du personnel aux écogestes, la gestion de l'énergie et de l'eau, et la gestion des déchets.

 

Qu'est-ce que l'Écolabel européen pour les hébergements ?

L'Écolabel européen est le label officiel de l'Union européenne pour les hébergements touristiques. Il certifie la réduction des impacts environnementaux sur l'ensemble de la structure et valorise l'engagement de l'établissement auprès de ses clients. Les hôtels certifiés constatent des réductions significatives de leurs consommations d'eau et d'énergie dès les premières années (ADEME).

 

Par où commencer pour un hôtel qui veut s'engager dans le tourisme durable ?

L'étape de départ est un état des lieux des consommations : factures d'énergie et d'eau, volume de déchets produits. La plateforme France Tourisme Durable propose un autodiagnostic gratuit en ligne. Un accompagnement expert permet ensuite de prioriser les actions selon leur impact et leur faisabilité.