> 9 Solutions pour réduire l'empreinte carbone en entreprise
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Comment réduire l'empreinte carbone de votre entreprise

Réduire l'empreinte carbone de son entreprise n'est plus une option réservée aux grandes structures ou aux secteurs industriels. Face à la pression réglementaire croissante, aux attentes des clients et à la compétition pour les marchés publics, toutes les entreprises ont intérêt à engager une démarche de décarbonation, quelle que soit leur taille. Voici comment s'y prendre, dans quel ordre, et en évitant les pièges les plus courants.

📑 Sommaire

 

Pourquoi réduire l'empreinte carbone de son entreprise ?

La décarbonation n'est plus seulement une question d'image. Elle génère des bénéfices économiques directs et ouvre des opportunités :

  • Maîtrise des coûts : sobriété énergétique, la réduction des déchets et l'optimisation des achats permettent de réaliser des économies concrètes sur vos charges d'exploitation
  • Accès aux marchés : répondre aux exigences carbone de vos clients vous permet de rester compétitif face aux nouveaux standards des marchés publics et privés
  • Financement plus favorable : l'accès aux prêts verts et aux financements à taux préférentiels est de plus en plus conditionné à l'engagement climatique démontré de l'entreprise
  • Attractivité employeur : les collaborateurs, notamment les jeunes générations, sont de plus en plus sensibles à l'engagement environnemental de leur employeur

 

Notez que cette démarche s'inscrit naturellement dans une stratégie de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), qui renforce la crédibilité de votre organisation sur le long terme.

 

9 actions concrètes pour réduire l'empreinte carbone de votre entreprise

Une fois votre bilan établi, voici les neuf leviers à actionner en priorité. Ils couvrent l'ensemble des postes d'émissions d'une entreprise et sont applicables quelle que soit votre taille ou votre secteur d'activité.

 

1. Auditer et optimiser la consommation énergétique

La consommation d'énergie des bâtiments professionnels est souvent le premier poste visible. Réaliser un audit énergétique permet d'identifier précisément les possibles économies dans vos installations : chauffage, climatisation, éclairage, équipements de production...

 

Parmi les actions les plus efficaces :

  • Installer des systèmes de pilotage automatisés (GTB/GTC)
  • Remplacer les équipements énergivores par des versions basse consommation
  • Engager des travaux d'isolation thermique en priorisant les zones les plus énergivores

 

Le chauffage et la climatisation représentent à eux seuls plus de 20% de l'empreinte carbone individuelle d'un collaborateur, un levier accessible et souvent sous-exploité.

 

2. Passer à une énergie décarbonée

Basculer vers un contrat d'électricité issu d'énergies renouvelables est l'une des actions les plus directes pour réduire les émissions du scope 2. En France, l'électricité est déjà relativement décarbonée grâce au mix nucléaire, mais choisir un fournisseur certifié garanties d'origine renouvelables renforce encore l'engagement et la traçabilité.

 

Pour les entreprises industrielles, aller plus loin implique de questionner les sources d'énergie utilisées dans les process de fabrication, par exemple :

  • Substitution du gaz par de la chaleur renouvelable
  • Installation de panneaux photovoltaïques en autoconsommation,
  • Raccordement à un réseau de chaleur urbain.

 

3. Repenser la mobilité des collaborateurs

Les déplacements constituent une part considérable de l'empreinte carbone individuelle d'un collaborateur sur une année. Plusieurs leviers permettent d'agir rapidement :

  • Développer le télétravail pour supprimer des trajets quotidiens
  • Mettre en place un plan de mobilité employeur (forfait mobilités durables, vélos de service, covoiturage organisé...)
  • Substituer l'avion par le train pour les déplacements inférieurs à 3 heures
  • Électrifier progressivement le parc de véhicules et installer des bornes de recharge sur site

 

4. Décarboner les achats et la chaîne d'approvisionnement

Le scope 3 passe en grande partie par les achats. Intégrer des critères environnementaux dans votre politique d'approvisionnement est souvent le levier le plus impactant, et pourtant le moins considéré par les entreprises.

 

Concrètement, cela passe par :

  • Interroger vos fournisseurs stratégiques sur leur empreinte carbone
  • Favoriser les approvisionnements locaux pour limiter les transports longue distance
  • Privilégier les matières recyclées ou issues de filières certifiées
  • Allonger la durée de vie des équipements et opter pour le reconditionné avant le neuf

 

5. Réduire et valoriser les déchets

La gestion des déchets offre un double bénéfice : réduire les émissions liées à leur élimination et générer des économies sur les coûts de traitement.

À l'échelle de l'entreprise, les actions prioritaires sont :

  • Mettre en place un tri sélectif rigoureux, y compris pour les déchets spécifiques (DEEE, cartouches, DIB)
  • Identifier des filières de valorisation adaptées à vos déchets industriels
  • Réduire les déchets à la source en repensant les processus de production ou de conditionnement

 

6. Engager une démarche d'écoconception

L'écoconception consiste à intégrer les critères environnementaux dès la conception d'un produit ou d'un service, en prenant en compte l'ensemble de son cycle de vie : extraction des matières premières, fabrication, transport, utilisation, fin de vie.

 

C'est l'une des approches les plus efficaces pour réduire l'empreinte carbone sur le périmètre du scope 3, notamment pour les entreprises qui conçoivent ou distribuent des produits physiques.

 

En pratique, cela peut se traduire par le choix de matériaux à faible impact, la réduction du poids des emballages, la conception modulaire facilitant la réparation, ou encore l'allongement de la durée de vie garantie.

 

7. Impliquer et former les collaborateurs

Une démarche de décarbonation n'est efficace que si elle est portée par l'ensemble de l'organisation. Les écogestes au quotidien représentent peuvent aboutir à une réduction de l'empreinte non négligeable lorsqu'ils sont adoptés collectivement.

 

Mais l'implication des équipes va plus loin :

  • Sensibiliser les collaborateurs aux enjeux climatiques et aux ordres de grandeur de l'empreinte carbone
  • Former les équipes achats, logistique et production aux critères environnementaux
  • Intégrer des objectifs de réduction carbone dans les feuilles de route des équipes concernées

 

8. Adopter une stratégie RSE structurée

La réduction de l'empreinte carbone ne doit pas rester une action isolée : elle doit s'inscrire dans une stratégie RSE globale, avec des objectifs chiffrés, un calendrier et des indicateurs de suivi. Cette structuration permet de communiquer au mieux auprès de vos clients et partenaires, et d'éviter les accusations de greenwashing.

 

Pour accompagner cette démarche de façon progressive et méthodique, le parcours Engagé RSE vous propose un cadre structurant adapté aux TPE et PME, de l'état des lieux initial jusqu'à la mise en œuvre du plan d'action.

 

9. Évaluer les risques climatiques de votre activité

Réduire ses émissions est le but premier à atteindre, mais anticiper l'impact des changements climatiques sur votre activité est tout aussi stratégique. Sécheresses, inondations, canicules, tensions sur les ressources : les risques physiques liés au dérèglement climatique peuvent potentiellement affecter vos locaux, vos fournisseurs, vos marchés et votre modèle économique à horizon 2030-2050.

 

La CCIAMP vous propose le diagnostic ClimaDiag Expert pour évaluer précisément les vulnérabilités de votre entreprise face à ces aléas climatiques et anticiper les adaptations nécessaires avant qu'elles deviennent des urgences.

 

Pour aller plus loin dans la compréhension de la stratégie de décarbonation dans son ensemble, consultez notre ressource sur la décarbonation des entreprises : un cadre complet pour comprendre, agir et performer.

 

Commencer par mesurer : le bilan carbone

Avant toute action, il est indispensable de comprendre d'où viennent vos émissions. L'empreinte carbone d'une entreprise couvre l'ensemble des gaz à effet de serre (GES) émis directement ou indirectement par son activité, exprimés en tonnes équivalent CO₂ (tCO₂e).

 

Ces émissions se répartissent en trois catégories :

  • Scope 1 : émissions directes, combustion sur site, flotte de véhicules, process industriels
  • Scope 2 : émissions liées à l'énergie achetée, électricité, chaleur, vapeur
  • Scope 3 : toutes les émissions indirectes, achats, transport des marchandises, déplacements des collaborateurs, fin de vie des produits

 

Le scope 3 est souvent le plus négligé, et pourtant il représente en moyenne entre 70 % et 90 % des émissions totales d'une organisation (ADEME). C'est là que se trouvent les marges de réduction les plus importantes.

 

Pour quantifier précisément vos postes émetteurs et définir un plan d'action ciblé, deux approches existent selon la taille et la maturité de votre structure : un diagnostic carbone simplifié pour une première photographie rapide, ou un bilan carbone complet couvrant l'ensemble des scopes avec un plan d'action structuré.

 

Ce que dit la réglementation

La réglementation sur les émissions carbone se durcit progressivement.

 

Mieux vaut anticiper que subir :

  • Le bilan des émissions de GES (BEGES) est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer), à renouveler tous les 4 ans
  • La directive européenne CSRD élargit progressivement l'obligation de reporting extra-financier : grandes entreprises d'abord, ETI ensuite, PME cotées à terme
  • Le décret tertiaire impose aux bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² une réduction de la consommation énergétique de 40 % d'ici 2030, 50 % d'ici 2040, 60 % d'ici 2050
  • La taxonomie verte européenne conditionne l'accès à certains financements à des critères environnementaux vérifiables
  • De plus en plus de marchés publics et privés intègrent des clauses environnementales dans leurs critères de sélection

 

Questions fréquentes

Par quelle action commencer pour réduire l'empreinte carbone de son entreprise ?

La première étape est toujours la mesure : sans bilan carbone, impossible de savoir où concentrer les efforts. Une fois les postes les plus émetteurs identifiés, les actions sur l'énergie des bâtiments et la mobilité permettent d'obtenir des résultats rapides, tandis que les achats et la chaîne d'approvisionnement offrent en général les gains les plus importants sur le moyen terme.

 

Une PME est-elle obligée de faire un bilan carbone ?

L'obligation légale (BEGES) ne s'applique aujourd'hui qu'aux entreprises de plus de 500 salariés. Mais la pression vient de plus en plus des marchés : donneurs d'ordre, appels d'offres publics, accès aux financements verts. Réaliser un bilan carbone volontairement permet d'anticiper ces exigences et de structurer un plan d'action crédible.

 

Quelle est la différence entre réduction et compensation carbone ?

  • La réduction consiste à diminuer les émissions à la source : c'est la priorité.

  • La compensation (achat de crédits carbone pour financer des projets de séquestration) ne doit intervenir qu'en dernier recours, pour les émissions résiduelles impossibles à éliminer. L'ADEME recommande de ne pas en faire un argument de communication avant d'avoir atteint un niveau de réduction substantiel.
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    Comment valoriser sa démarche de réduction carbone auprès de ses clients ?

    La communication environnementale doit s'appuyer sur des données mesurées et vérifiables. Des certifications reconnues comme le Bilan Carbone® évalué AFNOR ou le label Engagé RSE permettent d'attester de votre démarche de façon crédible auprès de vos parties prenantes, sans risque de greenwashing.